Au cœur des Dolomites : deux semaines de découvertes, de paysages grandioses et de sentiers mythiques

Juillet 2026

Nous poursuivons notre périple italien. Après avoir quitté Sirmione, cap vers les Dolomites, cette région du Sud Tyrol réputée pour ses paysages spectaculaires et ses innombrables sentiers de randonnée. Son nom vient du géologue français Déodat de Dolomieu, qui a identifié la roche caractéristique des lieux : la dolomie, reconnaissable à sa teinte claire et légèrement nacrée.
Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Dolomites fascinent autant les voyageurs que les photographes, il suffit de parcourir les réseaux sociaux pour s’en convaincre. Les Jeux olympiques ont d’ailleurs contribué à renforcer leur notoriété.
Notre séjour s’étend sur deux semaines : la première près de Dobbiaco, la seconde du côté d’Ortisei. La météo, parfois capricieuse, impose de s’adapter, mais elle offre aussi des ambiances changeantes qui rendent chaque randonnée unique. Qu’il fasse grand soleil ou que les nuages s’accrochent aux sommets, cette région reste un véritable paradis pour les amoureux de nature et de montagne.

Lago di Carrezza

Notre première étape dans les Dolomites commence par le Lago di Carezza, un lac qui semble tout droit sorti d’un conte, avec ses couleurs presque irréelles oscillant entre le turquoise, l’émeraude et le bleu profond. Nous n’avons pas randonné autour du lac, même si de nombreux sentiers existent, mais nous avons profité de ce décor enchanteur le temps d’un pique-nique avant de reprendre la route. La voiture étant chargée, nous avons opté pour le parking payant le plus proche, histoire d’optimiser notre temps.

Ce lac, surnommé “le Lac Arc-en-ciel” , est entouré de légendes. La plus célèbre raconte l’histoire d’une nymphe des eaux, Ondina, dont la beauté fascinait un magicien. Pour la séduire, il aurait créé un arc-en-ciel magique au-dessus du lac, mais la nymphe s’enfuit. Fou de colère, le magicien aurait alors brisé l’arc-en-ciel et jeté ses fragments dans l’eau, donnant au lac ses reflets multicolores.

Au-delà du mythe, le Lago di Carezza doit ses nuances extraordinaires à la dolomie et aux sources souterraines qui l’alimentent, ainsi qu’à la lumière changeante sur les parois du Latemar, la chaîne montagneuse qui domine le paysage. Le niveau du lac varie d’ailleurs naturellement selon les saisons, ce qui lui donne un aspect différent à chaque visite.

Anterselva di Mezzo

Anterselva di Mezzo est un petit village typique du Val Pusteria, où l’été s’anime au rythme des marchés nocturnes, des concerts en plein air et des repas traditionnels. Nous y avons passé notre première soirée, douce et conviviale, entre stands de produits locaux et musique. Les étals de ce petit marché regorgeaient de spécialités du Sud Tyrol : fromages d’alpage, charcuteries fumées, confitures artisanales, sans oublier les incontournables Strudel et Krapfen. Difficile de ne pas repartir avec quelques gourmandises.

L’architecture du village, avec ses maisons aux balcons fleuris et ses façades en bois sculpté, nous a immédiatement plongés dans l’ambiance alpine. Cette esthétique si particulière vient de l’héritage culturel du Sud Tyrol, une région longtemps marquée par l’influence autrichienne. Ici, les langues se mêlent : l’italien, l’allemand et le ladin cohabitent au quotidien, donnant au village une identité unique.

Anterselva est aussi un haut lieu du biathlon, discipline profondément ancrée dans la vallée. Même si nous n’étions pas là pour le sport, cette dimension ajoute une touche singulière à l’atmosphère du village, entre traditions ancestrales et dynamisme moderne.

Lago di Braies

Qui n’a jamais vu passer les images spectaculaires du Lago di Braies ? Ce lac est devenu une véritable icône des Dolomites, et c’est au petit matin qu’il dévoile son plus beau visage. À cette heure-là, l’eau est d’un calme absolu, offrant un miroir parfait aux montagnes du Seekofel qui se dressent juste derrière. Les barques encore alignées et silencieuses ajoutent une impression de quiétude presque irréelle. Pour nous, ce décor avait un petit parfum des lacs de l’Ouest canadien, avec cette même sensation d’immensité et de nature préservée.

Le lac n’est pas seulement photogénique : il est chargé d’histoire. Autrefois, il servait de point de passage aux bergers et aux marchands, et une légende raconte qu’un trésor serait caché dans ses profondeurs.

On peut bien sûr louer une barque pour glisser sur l’eau, mais le meilleur moyen de profiter du site reste la balade qui fait le tour du lac. Comptez entre 1 h et 1 h 30 selon votre rythme et vos pauses contemplation. Le sentier est agréable, ponctué de points de vue magnifiques, et mène notamment à la petite cabane de Malga Foresta, où l’on peut savourer une douceur locale dans un cadre paisible.

Nous avons adoré cette visite, mais il faut reconnaître qu’à la fin de notre boucle, les bus commençaient à affluer. Le Lago di Braies est devenu extrêmement populaire, et cela se ressent. Je recommande donc d’arriver vers 7 h 30, avant l’ouverture de la navigation des barques, pour profiter du calme et des plus belles lumières. Nous n’avions pas réservé le parking, mais après 9 h, la réservation devient quasi indispensable. Heureusement, nous logions à moins de 30 minutes du lac, ce qui nous a permis d’y arriver tôt et de savourer pleinement ce moment.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Strudelkopf

Nous profitons d’être déjà dans la zone contrôlée du Lago di Braies pour rejoindre un autre lieu remarquable du parc naturel Fanes-Sennes-Braies : Strudelkopf, ou Monte Specie en italien. Cette randonnée, relativement simple, traverse de vastes prairies où paissent tranquillement les vaches, avec en toile de fond les silhouettes majestueuses des Dolomites. En montant vers le sommet, le panorama s’ouvre progressivement, jusqu’à offrir l’une des plus belles vues sur les Tre Cime di Lavaredo, parfaitement alignées à l’horizon.

Le sommet de Strudelkopf est aussi connu pour abriter de nombreuses edelweiss, ces fleurs emblématiques des Alpes, symbole de pureté et de résistance. Elles se nichent dans les zones rocailleuses, et c’est toujours un petit frisson de les apercevoir en pleine nature.

Malheureusement, nous avons été rattrapés par la pluie au moment d’atteindre le sommet, ce qui fait partie du charme, et des caprices, de la météo dans les Dolomites. Cela n’a en rien gâché la beauté du lieu.

Pour accéder à cette randonnée, nous avons pris le bus de montagne, car la route menant au parking supérieur est fermée à partir de 10 h afin de limiter l’affluence et protéger la zone. Nous avons eu la chance de trouver une place gratuite juste en face d’un arrêt, et notre Guest Pass Südtirol nous a permis d’utiliser les transports gratuitement. Une solution pratique et écologique, très encouragée dans le parc.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Valdaora

Valdaora se compose en réalité de deux hameaux qui se touchent : Valdaora di Sotto, où nous résidions, et Valdaora di Sopra, plus animée. La partie basse du village est d’une tranquillité absolue, avec un panorama superbe sur son église typique, dont le clocher élancé domine les prairies environnantes. Non loin, on trouve la piscine panoramique, ouverte sur les montagnes, ainsi que la petite gare qui relie facilement le Val Pusteria aux autres vallées du Sud Tyrol.

Valdaora di Sopra, elle, offre une ambiance plus vivante : quelques boutiques, des cafés, des restaurants et une place centrale où se déroulent les animations estivales. Malgré sa taille modeste, le village sait créer une atmosphère conviviale, notamment grâce aux événements organisés durant l’été. Nous avons d’ailleurs participé à un festival de food trucks, une occasion parfaite pour goûter des spécialités locales revisitées dans une ambiance décontractée.

Ce qui frappe à Valdaora, c’est l’équilibre entre authenticité alpine et douceur de vivre. Les maisons aux balcons fleuris, les façades en bois sculpté et les prairies qui s’étendent jusqu’aux premières pentes du Plan de Corones composent un décor typiquement tyrolien. Les distances pour rejoindre les différents points d’intérêt sont restées très raisonnables en cette mi-juillet, ce qui a rendu notre séjour particulièrement agréable. Bref, nous avons adoré cette escale, à la fois paisible, pratique et pleine de charme.

Cinque Torri

La randonnée de Cinque Torri fait partie des incontournables lors d’un séjour dans les Dolomites. Ces cinq pitons rocheux, dressés comme des géants sculptés par le temps, forment l’un des ensembles les plus emblématiques de la région. Leur nom, “les cinq tours”, évoque immédiatement leur silhouette singulière, visible de loin et fascinante à approcher.

On peut choisir la facilité en empruntant le télésiège depuis Passo Falzarego, mais nous avons préféré une option plus sportive en partant de Passo Giau. Ce choix nous a permis de traverser des paysages ouverts, de rejoindre plusieurs refuges et de profiter pleinement des panoramas montagneux qui se dévoilent tout au long du chemin. Les Cinque Torri sont aussi un lieu chargé d’histoire : durant la Première Guerre mondiale, cette zone fut un poste stratégique italien.

La météo nous a une nouvelle fois joué un tour… ou peut-être une chance. Arrivés au refuge Scoiattoli, la pluie s’est mise à tomber, nous offrant une pause forcée mais délicieuse : un plat de pâtes locales aux champignons, suivi d’un tiramisu maison. Nous sommes restés abrités près de deux heures, le temps que l’averse se calme et que les nuages se dissipent légèrement. Ces moments imprévus font aussi partie du charme des Dolomites.

Lorsque nous avons repris la route, le sentier était devenu très boueux, nous obligeant à rebrousser chemin. Heureusement, nous avons trouvé une alternative plus facile pour rejoindre notre voiture. Nous n’étions pas partis tôt pour cette randonnée, mais nous avons eu la chance de dénicher une place au bord de la route. À notre retour, le col s’était largement vidé, offrant une atmosphère bien plus paisible.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Cortina d’Ampezzo

Cortina d’Ampezzo a gagné en notoriété grâce aux Jeux olympiques, qui ont une nouvelle fois fait vibrer l’Italie cette année. Surnommée la Reine des Dolomites, c’est sans doute la ville la plus animée et la plus mondaine de la région. On y ressent immédiatement une certaine richesse : les boutiques de luxe se succèdent le long de la rue principale, tout comme les hôtels haut de gamme qui accueillent depuis des décennies skieurs, alpinistes et voyageurs en quête d’élégance alpine.

Pourtant, malgré cette atmosphère chic, Cortina reste accessible à tous les profils. Comme nous, nombreux sont ceux qui viennent simplement découvrir cette jolie bourgade aux façades typiques, où le bois sculpté et les balcons fleuris côtoient les influences architecturales héritées de l’époque austro-hongroise. Le code vestimentaire, lui, reste résolument tyrolien : pantalons en laine, vestes traditionnelles, chapeaux ornés de plumes… un mélange charmant entre tradition et modernité.

Cortina est aussi un haut lieu de l’histoire alpine. Dès le XIXᵉ siècle, elle attirait les premiers alpinistes britanniques, puis devint une station de ski emblématique au XXᵉ siècle. Aujourd’hui encore, son nom évoque autant les sports d’hiver que les panoramas spectaculaires qui l’entourent.

Giro del Sasso de Putia

La randonnée du Giro del Sasso di Putia débute au Passo delle Erbe, un col déjà spectaculaire en soi, entouré de prairies verdoyantes et de chalets en bois typiques du Sud Tyrol. Dès les premiers mètres, le sentier offre de splendides vues sur les montagnes environnantes, avec ces petites cabanes où les locaux s’activent à ramasser le foin composé d’herbes et de fleurs sauvages. Cette tradition agricole, encore très vivante, fait partie de l’identité ladine de la région : ici, les prairies sont entretenues depuis des siècles, et leur biodiversité est exceptionnelle.

Le Giro del Sasso di Putia se distingue des autres randonnées que nous avions déjà faites. Une grande partie de la montée se déroule dans une combe encaissée, ce qui donne une ambiance plus minérale et plus sauvage. Puis, une fois le col franchi, le paysage s’ouvre soudainement sur des prairies lumineuses, d’un vert éclatant, incroyablement photogéniques et apaisantes. Le contraste est saisissant : on passe d’un univers rocheux à une carte postale alpine en quelques minutes.

Le Sasso di Putia, massif emblématique du Val Badia, est aussi un lieu chargé de culture ladine. Son nom vient du mot Pütia, qui désigne une petite montagne ou un sommet arrondi. Les habitants de la région lui attribuent parfois des légendes liées aux esprits des montagnes, très présents dans le folklore local.

Comme souvent dans les Dolomites, cette randonnée est très prisée. Nous avons eu la chance de trouver une place au parking payant en arrivant vers 9h40, ce qui relève presque du miracle en haute saison. Il est également possible de rejoindre le départ du sentier en bus, une option pratique et écologique, surtout lorsque le col commence à se remplir.

Nous avons adoré cette boucle, autant pour la variété des paysages que pour l’atmosphère paisible qui s’en dégage. Une randonnée qui reste gravée dans la mémoire.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Tre cime

Une visite aux Tre Cime di Lavaredo se prépare bien en amont. Le parking, à réserver plusieurs semaines à l’avance, coûte près de 40 €, ce qui peut surprendre, mais il permet de réguler l’accès à ce site emblématique des Dolomites. Une fois la réservation faite, il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que la météo soit de notre côté. Ce jour-là, les prévisions annonçaient un temps correct jusqu’à midi, puis de la pluie… petite ou grosse ? Impossible à savoir. Nous avons donc pris la route aux aurores et commencé la randonnée vers 8h, profitant d’un calme relatif avant l’arrivée des foules.

Les Tre Cime proposent plusieurs variantes de parcours, toutes offrant des panoramas spectaculaires. Les montées sont parfois soutenues, mais rien d’insurmontable. Ce qui rend cette randonnée unique, c’est la manière dont les trois pitons rocheux, Cima Grande, Cima Ovest et Cima Piccola, se dévoilent et se dissimulent au fil des nuages, créant des ambiances changeantes et presque mystiques. Ces géants de dolomie sont parmi les formations les plus célèbres des Alpes, et leur silhouette a inspiré alpinistes, peintres et photographes depuis plus d’un siècle.

Le sentier fait le tour complet du massif, alternant entre chemins rocailleux et prairies verdoyantes où les vaches profitent des pâturages d’altitude. En chemin, on peut admirer trois lacs : deux situés juste derrière le refuge Lavaredo, et un troisième un peu avant la fin du parcours. Ces petites étendues d’eau ajoutent une touche de douceur au décor minéral.

C’est à partir de ce dernier lac que la pluie nous a finalement rejoints. Heureusement, rien de dramatique : une averse modérée qui nous a simplement laissés un peu mouillés. Cela fait partie du charme des Dolomites, où la météo peut changer en quelques minutes. Nous avons terminé la boucle sans encombre, ravis d’avoir pu profiter de cette randonnée mythique malgré les caprices du ciel.

Les Tre Cime restent une expérience inoubliable, mais à planifier soigneusement : réservation, météo, horaires… tout compte pour profiter pleinement de ce lieu exceptionnel.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Lac de Misurina

Nous faisons une brève halte au Lago di Misurina, un lac d’une beauté sereine, entouré de montagnes qui se reflètent dans ses eaux calmes. Sa silhouette est immédiatement reconnaissable grâce au Grand Hotel Misurina, bâtiment emblématique du début du XXᵉ siècle, qui ajoute une touche élégante au paysage. L’endroit dégage une atmosphère paisible, presque hors du temps.

Misurina est aussi un lieu chargé d’histoires et de légendes. La plus célèbre raconte qu’une princesse capricieuse, Misurina, aurait obtenu de son père un miroir magique. En le brisant, elle aurait provoqué la formation du lac, tandis que son père, inconsolable, se serait transformé en la montagne Sorapiss qui veille aujourd’hui sur les lieux. Cette légende donne au lac une aura mystérieuse qui contraste avec sa tranquillité apparente.

On peut emprunter le télésiège voisin pour rejoindre les hauteurs ou simplement se promener autour du lac, mais nous venions tout juste de terminer la randonnée des Tre Cime et n’avions qu’une envie : une bonne douche et un peu de repos. Nous avons donc limité notre exploration à cette courte pause contemplative, avant de reprendre la route.

Même en quelques minutes, le Lago di Misurina laisse une impression durable : un décor grandiose, une ambiance douce, et ce mélange unique de nature et d’histoire qui caractérise tant les Dolomites.

Brunico

Brunico a été l’une des belles surprises de notre séjour. Cette petite ville, située à quelques minutes seulement de notre logement, dégage un charme immédiat avec ses portes médiévales typiques qui marquent l’entrée de la vieille ville. Les rues sont animées sans être bondées, et les boutiques raviront les passionnés de sport de montagne : équipement de randonnée, vêtements techniques, marques locales… tout y est.

On y trouve également de jolies terrasses où profiter des derniers rayons du soleil en fin de journée. L’atmosphère y est douce, presque festive, avec ce mélange de locaux et de voyageurs qui se retrouvent autour d’un café ou d’une pâtisserie. Un peu plus haut, on aperçoit le château de Brunico, perché sur sa colline. Mais en cette fin de journée, l’heure était plutôt à la détente, et nous avons préféré rester en ville plutôt que grimper jusqu’au château.

Brunico est très facilement accessible en train depuis Valdaora, et gratuitement grâce au Guest Pass Südtirol. Une solution idéale pour éviter les bouchons et profiter d’un trajet simple et agréable à travers le Val Pusteria. Cette facilité d’accès, combinée à l’ambiance chaleureuse de la ville, en fait une escale parfaite pour flâner, faire quelques achats ou simplement savourer l’atmosphère tyrolienne.

Chutes de Fanes

Les chutes de Fanes comptent parmi les balades les plus réputées de la région de Cortina. On peut y accéder à pied, à vélo, ou même les explorer de manière plus sportive grâce à une via ferrata qui descend dans les gorges. Pas pour moi en tout cas ! Nous avons préféré une approche plus tranquille.

Notre balade commence au pont Outo, un point de vue impressionnant d’où l’on aperçoit parfaitement les gorges profondes creusées par le torrent. C’est également ici que débute la via ferrata, suspendue au-dessus du vide et très appréciée des amateurs de sensations fortes. Il existe vraisemblablement un moyen de contourner cette section, mais nous avons choisi de rebrousser chemin pour emprunter l’autre sentier, celui qui mène au belvédère dominant la cascade.

Depuis ce point de vue, on peut aussi descendre jusqu’au pied de la chute pour l’admirer de plus près. Dans ce cas, il faut ensuite remonter par le même chemin, ce qui ajoute un peu de dénivelé mais permet de ressentir toute la puissance de l’eau. La balade est agréable et variée : elle longe par moments une rivière cristalline, trop fraîche pour une baignade mais parfaite pour profiter de la fraîcheur des sous-bois.

Les chutes de Fanes sont un lieu où la nature s’exprime pleinement : gorges profondes, eau turquoise, parois sculptées par l’érosion… un décor sauvage et spectaculaire, accessible à tous selon l’itinéraire choisi.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Lago di Landro

Le Lago di Landro est l’un de ces petits lacs qui appellent spontanément à la pause. Situé juste au bord de la route, il surprend par ses couleurs claires et sa faible profondeur, ce qui lui donne un aspect presque laiteux. Beaucoup de voyageurs s’y arrêtent pour profiter d’un moment de repos, admirer les montagnes en arrière-plan ou simplement s’allonger dans l’herbe. Certains s’y baignent, mais l’eau, un peu vaseuse par endroits, ne semble pas offrir l’expérience la plus agréable.

La piste cyclable du Val di Landro longe le lac, et on y croise de nombreux cyclistes qui parcourent des dizaines de kilomètres sur ces chemins de terre. C’est l’une des voies les plus appréciées de la région, car elle relie plusieurs points d’intérêt majeurs tout en offrant des panoramas superbes sur les Dolomites.

Le Lago di Landro offre une nouvelle fois de magnifiques vues sur les montagnes environnantes, avec ce mélange de crêtes abruptes et de forêts profondes typique de la vallée. Non loin de là, un point de vue permet également d’admirer les Tre Cime di Lavaredo depuis la route, une perspective différente et très photogénique sur ces géants de dolomie.

Ce lac, simple mais charmant, s’intègre parfaitement dans une journée d’exploration : une halte douce, un décor apaisant, et une ambiance typiquement alpine.

Vous pouvez trouver la trace de notre randonnée ici.

San Candido

San Candido est l’un des nombreux points d’intérêt du Val Pusteria, et l’on sent immédiatement que l’Autriche n’est plus très loin. L’architecture y est résolument tyrolienne : façades pastel, balcons en bois sculpté, toits pentus et une atmosphère alpine très marquée. Le village dégage une ambiance agréable, avec ses petites boutiques proposant des spécialités locales, charcuteries fumées, fromages de montagne, pâtisseries typiques, ainsi que des magasins dédiés aux sports outdoor.

En s’approchant des montagnes, on peut emprunter un télésiège qui offre un panorama superbe sur la vallée. C’est aussi là que débute le fameux Fun Bob, une luge sur rail réputée pour sa longueur et ses virages rapides. L’activité est un peu chère, mais elle semble faire le bonheur des familles et des amateurs de sensations légères.

San Candido est également très facile d’accès en train, ce qui permet d’éviter les soucis de stationnement, souvent fréquents dans les villages touristiques du Sud Tyrol. Grâce au Guest Pass Südtirol, le trajet est gratuit, ce qui rend l’excursion encore plus simple et agréable.

San Candido est un village où l’on aime flâner, goûter, observer et profiter de cette ambiance à la croisée de l’Italie et de l’Autriche. Une halte douce et typiquement alpine.

Lago di Dobbiaco

Le Lago di Dobbiaco est l’un des plus grands lacs de la région, et il se distingue par son ambiance familiale et ses aménagements bien pensés. Situé entre les massifs du Monte Serla et des Tre Cime, il offre un décor typiquement alpin, avec ces couleurs turquoise et laiteuses que l’on retrouve souvent dans les lacs de montagne alimentés par les torrents glaciaires.

Le site est très accessible et propose de nombreuses infrastructures : restaurants avec terrasses, camping au bord de l’eau, location de pédalos… En revanche, il est interdit d’y mettre son paddle, même si le lac semble s’y prêter. La réglementation vise à préserver la tranquillité du lieu et à éviter une trop forte fréquentation sur l’eau.

La promenade qui fait le tour du lac est agréable et ponctuée de petits espaces où l’on peut se poser pour profiter du soleil ou simplement contempler les montagnes. C’est un endroit idéal pour se reposer lors d’une journée ensoleillée, d’autant que l’atmosphère y est douce et paisible. L’eau, bien que magnifique, reste fraîche, typique des lacs d’altitude, ce qui limite les baignades aux plus courageux.

Le Lago di Dobbiaco est aussi traversé par la piste cyclable du Val Pusteria, ce qui en fait une halte parfaite pour les cyclistes parcourant la vallée. Entre nature, détente et panoramas grandioses, c’est un lac qui invite autant à la contemplation qu’à la flânerie.

San Vigilio

San Vigilio di Marebbe est un petit village plein de charme, niché au cœur d’un décor montagneux spectaculaire. Les panoramas sur les sommets environnants sont superbes et donnent immédiatement envie de ralentir, de respirer et de profiter de la douceur du lieu. Les hôtels et habitations, fidèles à l’architecture tyrolienne, avec leurs balcons fleuris et leurs façades en bois sculpté, invitent naturellement à la détente.

La station, bien que petite, est très vivante et tournée vers la nature. De nombreux sentiers de randonnée partent directement du village, permettant d’explorer les forêts, les prairies et les reliefs du parc naturel Fanes-Sennes-Braies, l’un des plus beaux des Dolomites. On croise des familles, des randonneurs, des cyclistes, tous attirés par la variété des itinéraires et la beauté des paysages.

San Vigilio est aussi connu pour son ambiance chaleureuse : cafés accueillants, petites boutiques locales, produits du terroir… tout contribue à créer une atmosphère apaisante et authentique. C’est le genre de village où l’on se sent bien immédiatement, où chaque coin de rue semble inviter à la flânerie.

Une petite station, certes, mais avec un charme immense et une nature omniprésente qui rend chaque balade mémorable.

Villages d’Alta Badia

La région d’Alta Badia rassemble une série de petits villages typiques, tous tournés vers les sports de montagne. Ici, la randonnée, le VTT et les activités alpines font partie du quotidien, et l’on sent immédiatement que la nature est au centre de tout. Les villages sont reliés entre eux par un vaste réseau de remontées mécaniques, ce qui ouvre une multitude d’options pour explorer les sommets, rejoindre les plateaux d’altitude ou simplement profiter de panoramas spectaculaires sans trop d’effort.

La vie de chaque village se concentre principalement autour de l’axe principal qui traverse la vallée. On retrouve ainsi Colfosco, adossé aux parois impressionnantes du massif du Sella, Corvara, le cœur animé de la région, La Villa, connue pour ses pistes de ski et ses vues dégagées, Badia, plus paisible et authentique, et San Cassiano, élégant et réputé pour sa gastronomie. Chacun possède son identité, mais tous partagent ce charme ladin si particulier : façades en bois, traditions vivantes, ambiance chaleureuse.

Alta Badia est une zone où l’on peut passer des journées entières à explorer, que ce soit en empruntant les sentiers qui serpentent entre les alpages ou en profitant des nombreuses infrastructures pensées pour les amoureux de la montagne. Une région cohérente, accueillante et incroyablement photogénique.

Passo Gardena

Le Passo Gardena est l’un des cols les plus spectaculaires des Dolomites, et la route qui relie Colfosco à Selva di Val Gardena est célèbre pour ses lacets serrés et ses points de vue plongeants. À chaque virage, les parois du massif du Sella et les crêtes du Cir semblent se rapprocher, offrant un décor grandiose qui donne envie de s’arrêter… même si les occasions de le faire sont rares.

Tout au long de la montée, les possibilités de pause sont en effet très limitées. La route est étroite, très fréquentée en été, et les belvédères improvisés inexistants. Le seul véritable endroit où l’on peut s’arrêter en toute sécurité est le parking payant au sommet du col, qui permet de profiter d’un panorama ouvert sur les vallées environnantes et sur les sommets emblématiques de la région.

Malgré cette contrainte, le Passo Gardena reste une route panoramique magnifique à parcourir. Les lacets, les parois abruptes, les pâturages d’altitude et les silhouettes rocheuses créent une ambiance alpine unique. C’est un col qui se savoure en roulant, un de ceux où le paysage défile comme un film grandiose.

Barbiano (en dehors des Dolomites mais dans la région du Sud Tyrol)

Barbiano, situé légèrement en dehors des Dolomites mais tout près d’Ortisei, est un petit village perché sur un versant de montagne qui offre de magnifiques panoramas sur la vallée de l’Isarco. C’est ici que nous avons choisi notre hébergement : un chalet paisible, avec une vue plongeante sur les montagnes, parfait pour se ressourcer après des journées bien remplies.

Le village, discret mais charmant, propose de nombreuses possibilités de balades. Parmi elles, les cascades de Barbiano, facilement accessibles, sont une belle surprise : un sentier agréable, une ambiance forestière, et la fraîcheur de l’eau qui accompagne la montée. C’est une excursion idéale pour une demi-journée.

À quelques minutes en voiture, la gare de Ponte Gardena permet de rejoindre très facilement Bolzano ou Bressanone, ce qui rend Barbiano particulièrement pratique pour explorer la région sans subir les bouchons des vallées touristiques. Le train devient alors une excellente alternative, rapide et confortable.

Le village possède aussi une particularité qui attire immédiatement l’œil : son église au clocher penché, l’un des symboles de Barbiano. Cette inclinaison, due à des mouvements du terrain, lui donne un charme unique et en fait un repère visuel incontournable.

Fin juillet, une fête anime la place du village, rassemblant habitants et visiteurs autour de musique, spécialités locales et traditions tyroliennes. Une ambiance conviviale qui reflète bien l’esprit de Barbiano : simple, accueillant, et profondément attaché à son identité.

Un point de départ idéal pour explorer la région, entre tranquillité, nature et accès facile aux grandes villes du Tyrol du Sud.

Sassolungo

Nous avons abordé le Sassolungo depuis le Passo Sella, un col déjà spectaculaire, d’où part la fameuse télécabine deux places, si photogénique avec ses petites cabines qui semblent flotter dans le vide. Elle permet de rejoindre sans effort le refuge Toni Demetz, perché au cœur d’un décor minéral impressionnant. C’est là que débute notre randonnée, dans une ambiance rocailleuse et presque lunaire.

Très rapidement, le sentier mène au refuge Vicenza, dont la terrasse domine la grande combe que nous nous apprêtons à descendre. C’est l’endroit parfait pour une boisson chaude avant d’attaquer la suite de la randonnée de manière plus sérieuse. Une fois la combe franchie, le paysage change complètement : on rejoint les pâturages verdoyants typiques des Dolomites, avec tout autour des panoramas magnifiques sur les parois du Sassolungo et les crêtes du Sella.

Chaque refuge est une invitation à déguster les spécialités locales : soupes, strudels, polenta, fromages… La randonnée comporte quelques montées intenses, mais elle reste accessible à tous ceux qui prennent leur temps. Parmi les refuges les plus connus du secteur, celui de Friedrich August est particulièrement réputé. On le voit souvent sur les réseaux sociaux pour ses fameux beignets, qui partent à une vitesse folle. Malheureusement, nous n’aurons pas la chance d’y goûter : tout était déjà vendu.

La boucle se termine par la descente vers le Passo Sella, où nous avions laissé la voiture. Une fois encore, c’est une randonnée splendide, variée, immersive, et qui offre un condensé parfait de ce que les Dolomites ont de plus beau : roches, alpages, refuges accueillants et panoramas à couper le souffle.

Vous pouvez trouver la trace de notre randonnée ici.

Ortisei

Ortisei, sans doute le village le plus connu de la vallée de Gardena, attire chaque jour une foule de visiteurs. C’est une véritable petite ville alpine, élégante et soignée, où l’on retrouve de très beaux hôtels et des infrastructures touristiques bien développées. Les hébergements y sont souvent chers, reflet de sa popularité et de son statut de destination phare des Dolomites.

Ortisei est avant tout une ville commerçante : boutiques de sport, magasins de souvenirs, ateliers de sculpture sur bois, une tradition locale très forte, et cafés animés se succèdent le long de la rue principale. Beaucoup de voyageurs viennent simplement s’y promener, flâner entre les vitrines ou profiter des terrasses. Malgré tout, nous n’y avons pas trouvé un charme particulier : l’ambiance est agréable, mais plus urbaine, plus fréquentée, et peut-être un peu moins authentique que dans les villages plus petits des environs.

Ortisei reste néanmoins un point de passage incontournable pour ceux qui explorent la région, notamment grâce à ses remontées mécaniques qui mènent vers des panoramas spectaculaires comme le Seceda ou l’Alpe di Siusi. Une ville pratique, vivante, mais qui ne nous a pas touchés autant que d’autres villages plus discrets du Tyrol du Sud.

Alpe di Siusi

L’Alpe di Siusi est l’un des plus vastes plateaux d’altitude d’Europe, un immense tapis de pâturages verdoyants posé au sommet des Dolomites. Ici, la randonnée ressemble davantage à une balade contemplative : les chemins sont nombreux, bien tracés, accessibles à tous, et serpentent entre les prairies, les chalets en bois et les silhouettes majestueuses du Sassolungo et du Sasso Piatto. L’ambiance est paisible, presque pastorale, et l’on croise tous les profils : familles, randonneurs aguerris, cyclistes, promeneurs du dimanche.

Les remontées mécaniques sont très présentes et permettent de rejoindre facilement les différents secteurs du plateau, une option idéale pour ceux qui préfèrent éviter les montées soutenues. De là-haut, les panoramas sont superbes, avec cette impression d’immensité propre à l’Alpe di Siusi.

Nous avons choisi de rejoindre la zone en voiture, en empruntant la route avant 9h, celle-ci étant normalement fermée à la circulation après cette heure. Il semble qu’une réservation soit requise, mais à notre arrivée au parking P1, celui-ci était étonnamment vide. Pour ceux qui préfèrent éviter la remontée à pied, une navette permet également de rejoindre le début des sentiers en toute simplicité.

Une fois sur le plateau, tout invite à la flânerie : les prairies ondulent sous le vent, les chalets se fondent dans le paysage, et les montagnes dessinent une toile de fond spectaculaire. L’Alpe di Siusi est un lieu où l’on prend son temps, où chaque pas est une carte postale, et où la douceur des paysages contraste avec la verticalité des sommets environnants.

Vous pouvez trouver la trace de notre randonnée ici.

Seis Am Schlern

Sleis am Schlern, porte d’entrée naturelle vers l’Alpe di Siusi, est un petit village charmant niché au pied du massif du Schlern. C’est ici que se trouve la station de départ de la télécabine menant au plateau, ce qui en fait un point de passage incontournable pour les visiteurs de la région.

Le village dégage une atmosphère paisible, avec ses églises typiques qui se détachent sur un fond montagneux spectaculaire. Quelques restaurants et commerces animent le centre, même si, en ce dimanche, plusieurs étaient fermés, renforçant encore cette impression de calme. L’architecture tyrolienne, les façades en bois et les ruelles tranquilles donnent à Sleis am Schlern un charme discret mais authentique.

C’est un lieu idéal pour débuter une journée sur l’Alpe di Siusi : pratique, accueillant, et parfaitement intégré dans le paysage alpin. Une petite halte qui prépare joliment à la grandeur des panoramas qui attendent plus haut.

Castelrotto

Castelrotto est un charmant village qui respire l’authenticité tyrolienne. Ses ruelles sont particulièrement agréables à parcourir, bordées de bâtisses typiques aux façades peintes et aux balcons fleuris. L’ambiance y est vivante sans être oppressante, ce qui en fait un lieu où l’on se sent immédiatement bien.

C’est un village qui pourrait parfaitement servir de point de chute pour explorer la région. C’était d’ailleurs mon plan initial, mais le temps m’a manqué pour réserver… et les hébergements y sont souvent pris d’assaut. Castelrotto reste néanmoins une très jolie halte, idéale pour flâner un moment, profiter de l’atmosphère locale ou simplement s’accorder une pause avant de retourner se reposer à la chambre.

Entre authenticité, animation douce et décor alpin, Castelrotto offre une belle parenthèse dans le Sud Tyrol.

Seceda

Seceda est l’une des randonnées les plus connues des Dolomites, et sa réputation n’est clairement pas usurpée. On peut rejoindre rapidement le sommet depuis Ortisei grâce au téléphérique, ou partir du Col Raiser, qui offre de très jolies variantes de parcours. Nous avons choisi cette seconde option, et elle nous a beaucoup plu.

Il faut cependant s’attendre à une forte affluence, surtout autour de l’arrivée du téléphérique d’Ortisei, où les visiteurs se pressent pour obtenir la photo emblématique des pics de Seceda. À noter également qu’une partie du chemin menant aux pointes rocheuses est… payante : un tourniquet avec paiement sans contact contrôle l’accès, ce qui surprend un peu dans un cadre naturel.

Les paysages restent magnifiques, mais on ressent clairement l’influence des réseaux sociaux sur cette randonnée, notamment parce que le sommet est accessible sans effort, même en tongs, ce que nous avons malheureusement pu constater. Heureusement, dès que l’on s’éloigne de cette zone très fréquentée, la foule se disperse et l’on retrouve une vraie quiétude. Les panoramas sur les montagnes environnantes, posées sur un fond de pâturages verdoyants, sont alors superbes et permettent de profiter pleinement de la beauté du site.

Vous pouvez trouver la trace de notre randonnée ici.

Santa Magdalena

Santa Magdalena, village pittoresque du Val di Funes, est devenu l’un des lieux les plus photographiés des Dolomites. Les réseaux sociaux ont largement contribué à sa renommée, notamment grâce à ses deux petites églises derrière lesquelles se dressent les majestueuses parois du massif des Odle.

La première, l’église de Santa Maddalena, se trouve perchée au-dessus du village, entourée de magnifiques pâturages. C’est en s’écartant légèrement vers le point photo officiel, indiqué dès le centre du village, qu’on l’admire le mieux. Son clocher élancé se détache dans un panorama typiquement dolomitique, où les prairies vertes contrastent avec les crêtes acérées des Odle.

Le deuxième joyau est la petite église de San Giovanni, isolée au milieu des champs. Sa silhouette simple et élégante se révèle pleinement depuis le point de vue situé un peu plus loin sur la route. Là encore, le massif des Odle sert de toile de fond spectaculaire, donnant à l’ensemble une allure de carte postale.

Non loin de Santa Magdalena, il est possible de rejoindre le sentier Adolf Munkel, qui permet d’approcher au plus près les parois impressionnantes des Odle. Nous n’avons pas eu l’occasion de parcourir cette randonnée, mais elle est réputée pour offrir l’un des plus beaux itinéraires au pied du massif.

Santa Magdalena est un lieu où la beauté naturelle se mêle à la simplicité des villages alpins, un endroit qui reste gravé dans la mémoire tant ses paysages semblent irréels. Attention cependant à arriver tôt pour éviter les foules.

Bressanone

Bressanone, située dans la vallée qui borde les Dolomites, offre une atmosphère bien différente de celle des villages perchés en altitude. Ici, on perd la fraîcheur des sommets pour retrouver une ambiance plus douce, presque méditerranéenne, portée par le climat de fond de vallée. C’est une petite ville charmante, marquée par ses ruelles médiévales et son architecture colorée, qui lui confèrent ce charme légèrement désuet propre aux cités anciennes. D’ailleurs, Bressanone est la plus ancienne ville du Tyrol, un détail qui se ressent dans son centre historique.

Parmi les principaux points d’intérêt, le Duomo occupe une place centrale. Sa façade imposante et son cloître, calme et magnifiquement décoré, invitent à la contemplation. Mais ce que nous avons préféré, c’est simplement déambuler dans les ruelles, se laisser porter par les arcades, les petites places, les façades pastel et les boutiques locales.

On peut également se promener le long de la petite rivière qui traverse la ville, une balade agréable qui offre un autre regard sur Bressanone, plus tranquille, plus intime. Une halte douce et culturelle, parfaite pour changer de rythme après les paysages vertigineux des Dolomites.

Corno del Renon ( en dehors des dolomites mais offrant de beaux panoramas sur celles-ci)

Le guest pass Südtirol nous offre l’opportunité d’emprunter gratuitement la télécabine qui mène au Corno del Renon, une belle occasion de découvrir un endroit dont on parle étonnamment peu. Une fois arrivés au sommet, plusieurs options de randonnée s’offrent à nous. La version panoramique est particulièrement agréable : elle mène à une gigantesque table d’orientation qui permet de profiter facilement d’une vue à 360 degrés sur les montagnes environnantes. Pour les plus courageux, il est possible de poursuivre jusqu’au véritable sommet, où le panorama s’élargit encore davantage.

Les paysages diffèrent de ceux des Dolomites : moins abrupts, plus doux, mais tout aussi charmants. C’est une balade tranquille, accessible, et qui offre une autre manière d’apprécier les reliefs du Tyrol du Sud.

En redescendant vers le village, on peut prolonger l’expérience en empruntant le train à voie unique du Renon, une petite ligne historique qui traverse les prairies et les hameaux. De là, un téléphérique permet de rejoindre Bolzano en quelques minutes seulement. Nous avons fait cette balade complète, et elle est également incluse dans le pass Südtirol, ce qui en fait une sortie à la fois pratique, variée et très agréable.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

Bolzano

Nous avons rejoint Bolzano en téléphérique, une manière très agréable de se déplacer tout en profitant de panoramas splendides sur la vallée. À l’arrivée, le centre-ville se trouve à quelques minutes à pied seulement, ce qui rend la visite particulièrement simple et fluide.

Bolzano est une ville animée, vivante, qui invite clairement au shopping. Ses ruelles bordées d’arcades commerçantes, ombragées et élégantes, sont parfaites pour flâner. On y retrouve une ambiance plus urbaine, plus dynamique que dans les villages de montagne, avec un mélange charmant d’influences italiennes et tyroliennes.

La place Walther, cœur névralgique de la ville, est entourée de terrasses où l’on s’attarde volontiers. Non loin de là se dresse la cathédrale, dont l’architecture gothique contraste avec celle de Bressanone, plus douce et plus pastel. Bolzano possède une identité bien à elle, plus cosmopolite, plus effervescente.

Nous avons apprécié y passer deux heures, à déambuler dans les ruelles et à profiter de cette atmosphère citadine. Mais la chaleur, une fois encore, se fait bien plus pesante qu’en altitude, et l’on comprend vite pourquoi les sommets restent si prisés en été.

Vallunga

La randonnée de Vallunga a parfaitement clôturé notre séjour au cœur des Dolomites. Peu connue des réseaux sociaux et rarement mise en avant sur les sites de randonnée, elle correspondait exactement à ce que nous recherchions pour cette dernière journée : profiter une ultime fois des panoramas dolomitiques, sans difficulté particulière, sans problème de stationnement et sans avoir à emprunter de remontées mécaniques. Et notre choix s’est révélé idéal.

Situé dans la partie haute de Val Gardena, le sentier offre de magnifiques vues sur les massifs environnants dès les premiers pas. Un agréable refuge se trouve à l’entrée, parfait pour une petite pause avant de s’engager dans la vallée. Le chemin est relativement plat sur environ 4,5 km, une longue ligne droite encadrée par des parois impressionnantes et des prairies paisibles. Au-delà, une montée plus soutenue commence, mais nous avons choisi de nous arrêter à la fin de cette portion facile.

Nous avons alors fait demi-tour pour revenir nous installer au bord du ruisseau, près du début du sentier, un endroit calme et rafraîchissant où il fait bon se poser. Vallunga est une balade simple, magnifique, et que je recommande vivement : une parenthèse sereine, loin de l’agitation, qui permet de savourer une dernière fois la beauté brute des Dolomites.

Vous pouvez retrouver la trace de notre randonnée ici.

  • Posterhof à Valdaora : un appartement montagnard tout neuf et moderne dans un chalet d’une ferme avec une vue splendide. Il est situé à 20min du lac de Braie et entre 40min et 1h30 des autres points d’intérêts que nous avons visité cette semaine là.
  • Rifugio Scoiattoli : refuge qui nous a permis de nous réfugier lors de grosses chutes de pluie. Nous y avons mangé et nous sommes régalés. Il est aussi facilement accessible via les remontées mécaniques.
  • Marxhof à Barbiano : un appartement avec vue sur les dolomites. Il est un peu à l’extérieur du secteur mais était très calme et la vue magnifique. Nous étions à 30min de l’Alpes di Siusi et entre 30min et 1h20 des autres points d’intérêts que nous avons visité cette semaine là.
  • Restaurant pizzeria Rustika Villanders : un très bon restaurant avec une jolie terrasse panoramique. Les pizzas et pâtes y sont très bonnes. Une très bonne adresse à retenir même si en dehors des Dolomites.
  • Pass Guest Südtirol : beaucoup de logements le proposent, c’est un vrai avantage, il y a des activités gratuites incluses et les transports (sauf pour les lieux très touristiques comme Tre Cime). Nous en avons bénéficié et cela peut être pratique pour éviter les problèmes de parking.

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